C’est bien difficile de créer une identité visuelle propre à soi. On pourrait resortir le vieil adage selon quoi les cordonniers seraient les plus mal chaussés, mais je crois bien que c’est plus complexe que ça. Si j’accumule autant de versions différentes de mon site ou de mon “logo” c’est surtout qu’une identité visuelle doit vous définir, en quelques triates ou quelques couleurs. Et là on se pose la question “Qu’est-ce que je suis?” ou du moins “Qu’est-ce que je dois montrer de moi? Comment me présenter? Quelle facette de moi dois-je présenter professionnellement?”...
Les graphistes doivent avoir un sérieux besoin de se psychanalyser je crois bien.
Pour l’instant, j’ai enfin sorti ça, j’aime bien la typo. Je ne veux pas être une énième illustratrice sur la toile, ni juste une graphiste web, alors j’ai gardé un côté fun au truc. Oui, mais après, peut-être que ça ne fais pas assez sérieux? Ouch…
En fait le plus rentable pour moi ça serait que Gibert Joseph me laisse emprunter leurs livres une petite heure de ci de là, mais je ne suis pas convaincue que ce soit rentable pour eux par contre…
Hein? Comment ça, ça existe les bibliothèques?
J’imagine que j’aurai droit à quelques conseils du genre “taka, fauketu, tapluka”, qui partent d’une réelle bonne intention, mais qui n’apportent aucun réconfort. (ça date pas d’aujourd’hui, il y a des phrases à la con qui me foutent en rogne).
Je dois me taper une crise de la vingt-cinquaine, un peu dur de voir 99% de son entourage concubiner/pacser/procréer/se projeter dans l’avenir, alors que je ne sais pas où aller, sans avoir un goût amer dans la bouche.

Conséquence immédiate de mon chômage tout neuf, je suis plus que jamais décidée à étoffer ma galerie de character design et de m’entraîner assidument au Character of the Week. Le plus dur et le plus long c’est toujours de cleaner tout ça!
Là, normalement mon personnage est sensée faire entre 12 et 16 ans, putain, dites moi qu’elle les fait ses 12 ans, j’ai un gros doute là...

Pour ceux qui ne sont pas au courant, ou qui s’en doutent quelque peu, je suis enfin licenciée économique de mon ancien taff. Ce qui veut dire enfin du temps pour moi, pour des projets persos, et enfin l’occasion de bifurquer vers autres chose. Ca veut dire aussi réapprendre à se prendre en main, éviter de se relâcher et puis avancer, enfin, alors que j’ai eu l’impression de stagner depuis tant de temps!
Mais bon, bosser de chez soi, ça implique d’autres contraintes, et une autre forme de stress!!! (Ne vous en faites pas, pour l’instant je ne me plains pas, bosser toute seule dans mon T2 n’est que temporaire; je n’ai pas un caractère à supporter de vivre en ermite très longtemps).

Toujours ma série des avatars des coupaings.

Je ne sais plus si je suis déçue par certains ou en colère contre moi-même. Je ne sais plus si je dois pleurer chez moi ou faire semblant de rire avec les gens. Je ne sais plus si j’ai envie de fuir ou de disparaître. Je ne sais plus si ça rime à quelque chose d’être ici et d’être malheureuse comme une pierre.
Ma seule raison de vivre se trouve dans mes crayons et mes carnets de dessin. J’‘aurais pas été contre d’en avoir une de plus.
Et promis je poste vite fait d’autres trucs et noyer ce bref passage de Calimero-attitude sous une couche indécente de nouveaux croquis, car la libération approche, camarades…

Des petits persos pour un projet de jeu, pas très aboutis, mais la taille finale des images sera de 30×30 pixel maximum.